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Une branche cadette de ce nom, fixée à la Bourdinière en St Philbert de Bouaine existait encore à la fin du XVIII siècle.

Rien d’étonnant qu’elle n’ait elle-même donné son nom à la petite seigneurie de L’Ecorse en Bouaine…

« … Les Le Maignan appartiennent à la plus ancienne noblesse du Comté Nantais et sont une des rares familles de cette région dont la filiation suivie remonte jusqu’au XIVème siècle… Ils ont occupé des charges à la cour des Ducs de Bretagne…

« Les Le Maignan furent les auteurs de nombreuses branches…Nous ne citerons que les deux branches principales : 1/Le Maignan de Kerangat, en Bretagne ; 2/ Le Maignan de l’Ecorce dont descendent les Le Maignan de la Verrie.

La dernière génération qui habita l’ancien château : les parents et leurs 5 enfants.

« Louis Gabriel Le Maignan de L’Ecorce, chevalier, seigneur de l’Ecorce, le Marchais, l’Epinay, est né le 15 avril 1731. En 1793, il rejoignit les vendéens pour devenir commandant de la compagnie bretonne de Bonchamps. Il rentre à l’Ecorce le 10 Nivôse an XI (31/12/1802). IL décèdera à 86 ans, en 1816 dans les ruines de son château.

« Marie-Anne Augustine Le Maignan de L’Ecorce, sa femme, née Rorthays, royaliste, prisonnière des républicains, est guillotinée le 8 avril 1794.

« Marie-Anne, la fille aînée, née en 1775 sera emprisonnée avec sa mère et décèdera d’épuisement à l’âge de 19 ans.

« Jean-Pierre et Benjamin Charles, nés en 1777, combattront aussi et seront fusillés à Noirmoutier en 1794.

« La dernière fille de Louis Gabriel, Mélanie Aimée Louise, née en 1784, survécut et regagna Vieillevigne.

« Augustin Charles Alexis Le Maignan de l’Ecorce né le 10 septembre 1781 à Clisson, se bat, ayant à l’époque 13 ans dans l’armée de Charrette, dont il devint l’aide de camp. Il se réfugia chez des fermiers, à l’Orière, au passage des colonnes infernales. Il reprendra les armes au retour de Napoléon (bataille de Rocheservière) et sera chef de la Garde Nationale jusqu’en 1830.

En 1816, à la mort de son père, il commence la construction de la demeure actuelle de l’Écorce.

A plusieurs reprises, il sera conseiller municipal de Vieillevigne et maire de 1815 à 1817 puis en 1848.

Il mourut le 23 mars 1854 et fut enterré à Vieillevigne au côté de sa femme…

Il épouse en secondes noces sa cousine germaine Marie-Benjamine Voyneau du Plessis. Ils eurent 4 enfants, dont Auguste Charles Louis, ( 1823-1908), marié à Félicité Joséphine de la Ville Férolles des Dorides en 1850.

Leur fils aîné Georges Charles Louis, né en 1851 eut pour fille, en 10ème et dernière position Marie-Antoinette. Celle-ci est la mère de Luc de Faultrier, le père de Claire.